Définition
La vasectomie est une intervention chirurgicale à visée contraceptive dont le but est de supprimer définitivement les spermatozoïdes dans le sperme pour empêcher toute fécondation. Ce traitement doit être considéré comme irréversible, ce qui induit des conséquences pratiques et des obligations légales. Actuellement, il existe 2 techniques chirurgicales : conventionnelle avec scalpel (réalisation d'une incision et sous anesthésie générale) et sans scalpel / bistouri (sans incision et sous anesthésie locale). Aujourd’hui, les recommandations plébiscitent la vasectomie sans scalpel pour ses suites opératoires plus simples, son taux de complications extrêmement bas et son efficacité équivalente à celle de la méthode conventionnelle.
La production des spermatozoïdes et du sperme
Les gamètes mâles (spermatozoïdes), sont produits de manière continue dans les testicules, à partir de cellules souches, au cours d’un phénomène appelé « spermatogenèse ». La fécondation correspond à la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule contenant chacun 23 chromosomes, pour donner une cellule qui en contient donc 46 et qui, en se multipliant, finit par former un embryon.
Les spermatozoïdes sont contenus dans le sperme, fluide constitué de nombreux autres composants, notamment des protéines, du fructose (fabriqué par les vésicules séminales), et des enzymes (phosphatases acides produites par la prostate). Seulement 2 à 5% du volume du sperme correspond à des spermatozoïdes. Ces derniers sont transférés dans l’urètre au moment de l’éjaculation, pour y rejoindre les autres composants spermatiques. Ce transfert se fait via les canaux déférents, au nombre de deux (un par testicule).
Les spermatozoïdes sont contenus dans le sperme, fluide constitué de nombreux autres composants, notamment des protéines, du fructose (fabriqué par les vésicules séminales), et des enzymes (phosphatases acides produites par la prostate). Seulement 2 à 5% du volume du sperme correspond à des spermatozoïdes. Ces derniers sont transférés dans l’urètre au moment de l’éjaculation, pour y rejoindre les autres composants spermatiques. Ce transfert se fait via les canaux déférents, au nombre de deux (un par testicule).
Vasectomie : objectif et principe
L’objectif de la vasectomie est d’empêcher la présence de spermatozoïdes dans le sperme pour rendre impossible la fécondation de l’ovule. Pour cela, quelle que soit la méthode chirurgicale utilisée, le principe de l’intervention est d’interrompre la continuité des canaux déférents. Ainsi, les spermatozoïdes ne peuvent pas se mélanger aux autres composants du sperme : retenus dans l’organisme ils sont ensuite dégradés par celui-ci.
Vasectomie conventionnelle et vasectomie sans bistouri (= sans scalpel)
C’est par la manière de se donner accès aux canaux déférents que diffèrent les modes opératoires de vasectomie conventionnelle et de vasectomie sans bistouri.
Lors de la vasectomie conventionelle, le chirurgien incise le scrotum (peau qui entoure les testicules), de manière bilatérale, pour libérer l’accès au canal déférent droit et au canal déférent gauche. Une fois ces derniers interrompus, les incisions sont alors suturées.
La vasectomie sans bistouri est une intervention bien moins invasive. La peau du scrotum est simplement écartée au niveau du sillon médian (raphé) avec une micro pince aux extrémités très pointues. Via cet unique orifice (de 1 à 3 mm), le chirurgien peut alors accéder aux deux canaux déférents et procéder à leur interruption. Par rapport à la méthode conventionnelle, ce procédé mini-invasif assure des suites opératoires plus confortables et réduit le risque de complications post-opératoires.
Qu’il s’agisse de vasectomie conventionnelle ou de vasectomie sans bistouri, c’est la méthode utilisée pour bloquer les canaux déférents qui détermine le succès de l’intervention. Ainsi, une simple ligature induit des taux d’échec de l’ordre de 8 à 13%. Pour cette raison, l’Association Française d’Urologie a émis des recommandations claires sur la technique à utiliser (Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge de la vasectomie, Progrès en Urologie, 2023).
Lors de la vasectomie conventionelle, le chirurgien incise le scrotum (peau qui entoure les testicules), de manière bilatérale, pour libérer l’accès au canal déférent droit et au canal déférent gauche. Une fois ces derniers interrompus, les incisions sont alors suturées.
La vasectomie sans bistouri est une intervention bien moins invasive. La peau du scrotum est simplement écartée au niveau du sillon médian (raphé) avec une micro pince aux extrémités très pointues. Via cet unique orifice (de 1 à 3 mm), le chirurgien peut alors accéder aux deux canaux déférents et procéder à leur interruption. Par rapport à la méthode conventionnelle, ce procédé mini-invasif assure des suites opératoires plus confortables et réduit le risque de complications post-opératoires.
Qu’il s’agisse de vasectomie conventionnelle ou de vasectomie sans bistouri, c’est la méthode utilisée pour bloquer les canaux déférents qui détermine le succès de l’intervention. Ainsi, une simple ligature induit des taux d’échec de l’ordre de 8 à 13%. Pour cette raison, l’Association Française d’Urologie a émis des recommandations claires sur la technique à utiliser (Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge de la vasectomie, Progrès en Urologie, 2023).
Vasectomie : quels résultats ?
Lorsqu’elles sont pratiqués dans les règles de l’art, les deux techniques (conventionnelle ou sans bistouri) sont efficaces à près de 100%. Le résultat n’est cependant pas immédiat, ce qui explique qu’après l’intervention les rapports sexuels doivent avoir lieu en continuant à utiliser un moyen contraceptif.
Ce n’est qu’après 3 mois que l’absence totale de spermatozoïdes actifs dans le sperme peut être confirmée par réalisation d'un spermogramme. La cause la plus courante de grossesse après une vasectomie tient en des rapports sexuels sans moyen de contraception dans les 12 semaines qui suivent l’intervention.
Enfin, il convient d’insister sur un point : la vasectomie n’a aucun impact négatif sur la vie sexuelle des hommes opérés. Leur libido reste inchangée, tout comme leur production de testostérone, la qualité de leur érection, la quantité de sperme produite ou l’aspect de celui-ci.
Ce n’est qu’après 3 mois que l’absence totale de spermatozoïdes actifs dans le sperme peut être confirmée par réalisation d'un spermogramme. La cause la plus courante de grossesse après une vasectomie tient en des rapports sexuels sans moyen de contraception dans les 12 semaines qui suivent l’intervention.
Enfin, il convient d’insister sur un point : la vasectomie n’a aucun impact négatif sur la vie sexuelle des hommes opérés. Leur libido reste inchangée, tout comme leur production de testostérone, la qualité de leur érection, la quantité de sperme produite ou l’aspect de celui-ci.
Vasectomie : point de vue règlementaire
Par précaution, la vasectomie doit être considérée comme une intervention au résultat irréversible. Parfois évoqués pour restaurer la fertilité des hommes vasectomisés, les traitements de vaso-vasostomie ont des résultats très aléatoires : on estime que seulement 50% des couples sont ensuite à même d’avoir un enfant.
Ce caractère irréversible a plusieurs conséquences. La première est d’ordre pratique : pour préserver la possibilité d’avoir un enfant par fécondation in vitro après vasectomie, il est conseillé au patient de procéder à une conservation de son sperme avant l’intervention.
Par ailleurs, la nature définitive du résultat de la vasectomie a nécessité la mise en place d’un cadre légal strict. Si cette chirurgie est autorisée en France depuis 2001, la loi prévoit que l’intervention « ne peut être pratiquée que si la personne majeure intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée en considération d'une information claire et complète sur ses conséquences ». De plus, la législation impose le respect d’un délai de réflexion du patient de 4 mois avant de recueillir son consentement signé.
Ce caractère irréversible a plusieurs conséquences. La première est d’ordre pratique : pour préserver la possibilité d’avoir un enfant par fécondation in vitro après vasectomie, il est conseillé au patient de procéder à une conservation de son sperme avant l’intervention.
Par ailleurs, la nature définitive du résultat de la vasectomie a nécessité la mise en place d’un cadre légal strict. Si cette chirurgie est autorisée en France depuis 2001, la loi prévoit que l’intervention « ne peut être pratiquée que si la personne majeure intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée en considération d'une information claire et complète sur ses conséquences ». De plus, la législation impose le respect d’un délai de réflexion du patient de 4 mois avant de recueillir son consentement signé.