Un calcul urinaire peut être comparé à un cailloux qui se forme dans les voies urinaires c’est-à-dire le rein ou l’uretère. Il existe de nombreux synonymes que vous pourrez retrouver dans la littérature : calculs rénaux, lithiases urinaires…
On estime qu’1 Français sur 10 présentera un calcul urinaire au cours de sa vie.
Beaucoup des personnes qui ont des calculs rénaux n’ont aucun symptôme. Les petits calculs peuvent traverser l’organisme sans causer de douleur. Les gros calculs peuvent bloquer l’écoulement de l’urine et causer de la douleur extrême au bas du dos ou au côté. Les symptômes apparaissent souvent lorsque le calcul commence à se déplacer de la vessie vers le rein. Les symptômes peuvent comprendre de la douleur lorsque le malade essaie d’uriner, un besoin urgent d’uriner, le fait d’uriner plus souvent que d’habitude, la présence de sang dans l’urine, une urine trouble ou qui sent mauvais, de la nausée, des vomissements, de la fièvre et des frissons.
Lorsque ces cailloux bloquent la transmission d’urines du rein vers la vessie, il va y avoir une accumulation d’urine en amont du caillou responsable d’une dilatation des voies urinaires. Cette dilatation entraîne une douleur très vive dans le dos à type de coup de poignard : c’est la colique néphrétique.
Le diagnostic se fait sur les symptômes présentés par le patient et grâce à l’imagerie radiologique. Aujourd’hui l’examen phare pour le diagnostic et le scanner abdominopelvien sans injection de produit de contraste en intraveineux et à faible dose d’irradiation. En cas de non-accès au scanner une échographie rénale plus une radio de l’abdomen peut être aussi effectuée. En fonction de l’examen clinique et des résultats d’imagerie votre urologue pourra alors vous préciser la suite de la prise en charge.
Un calcul urinaire se forme par une anomalie de la filtration du sang par le rein. En effet le rein peut être considéré comme une station d’épuration qui permet au sang de se débarrasser de nombreux composants toxiques. Ces composants toxiques sont filtrés et sont ensuite relâchés dans les urines dans le cas d’un calcul urinaire ils vont cristalliser puis s’assembler pour former un calcul .
Seuls les calculs d’acide urique peuvent être dissous naturellement. Il s’agit de réaliser ce qu’on appelle une alcalinisation des urines. Cela consistante une hydratation abondante (plus de 2 l/jour) avec apport de bicarbonates (eau de Vichy) ou de citrate de potassium, en amenant le pH urinaire à 6,5–7. La dissolution du calcul peut se faire entre 1 et 3 mois en fonction de sa taille.
Il est bien important de préciser que les autres types de calcul et notamment ceux d’oxalate de calcium ne peuvent pas être dissous naturellement.
En cas de petits calculs, non gênant, il n’y a aucune indication à les traiter et seul une surveillance par un examen clinique et radiologique peut être effectué.
En cas de calcul plus volumineux, entraînant des symptômes ou avec des signes de gravités (citées plus haut) un traitement chirurgical est alors indispensable.
En cas d’urgence chirurgicale (calcul de la femme enceinte, fièvre, rein unique, insuffisance rénale aiguë, douleurs résistantes aux morphiniques) il est nécessaire de drainer les urines qui se sont accumulées en amont du calcul et responsable de la douleur. L’intervention consiste en la pose d’une sonde double J au bloc opératoire sous anesthésie générale. L’intervention durera environ 30 minutes, le chirurgien passe une caméra dans la vessie (pas de cicatrice) et va mettre en place un tuyau qui a la forme d’un” spaghetti”. Ce tuyau est percé à son extrémité supérieure et inférieure et donc l’urine sécrétée par le rein va court-circuiter le caillou et ressortir directement dans la vessie.
En cas de calcul avec symptômes mais sans signe de gravité un traitement chirurgical à distance peut vous être proposé.
Différents types de chirurgie existent :
Son principe est de fragmenter le calcul par des ondes de choc issues d’un générateur extracorporel. Les ondes de choc vont être dirigées sur le calcul grâce à un repérage radiologique et échographique, et provoquer sa fragmentation.
Avantage : L’intervention se fait en ambulatoire sous anesthésie locale.<br>
Inconvénients : Les fragments produits doivent être suffisamment fins pour pouvoir s’éliminer sans difficulté par les voies naturelles. Plusieurs séances de lithotripsie peuvent être nécessaires pour traiter intégralement le calcul. Une accumulation de microfragments peut se faire réalisant une colique néphrétique. Cette technique ne fonctionne pas très bien si le calcul est très dur ou pour certaines localisations.
À l’aide d’une caméra d’environ 3 mm de diamètre que l’on n’introduit dans la vessie (pas de cicatrice) à pénétrer dans l’uretère (canal reliant le rein à la vessie par lequel s’ecoule l’urine).
Les urétéroscopes rigides sont utilisés dans l’uretère et les urétéroscopes flexibles dans le rein. Les calculs sont ensuite vaporisés ou fragmentés à l’aide d’un laser puis les fragments sont ensuite retirés avec un panier. L’avantage de cette technique est qu’elle est effectuée en chirurgie ambulatoire, elle est peu invasive, il n’y a pas de cicatrice. Elle permet aussi de traiter des calculs plus volumineux que la lithotripsie et surtout beaucoup plus dur et dans n’importe quelle localisation. L’inconvénient est qu’elle nécessite une anesthésie générale.
Consiste à créer un tunnel entre la peau et le rein pour traiter des calculs trés volumineux en introduisant une caméra d’environ 8 mm de diamètre, appelé néphroscope et en fragmentant les calculs avec un ultrasons de contact. Les fragments sont ensuite extraits avec une pince ou un panier. L’avantage des techniques est la possibilité de traiter des calculs extrêmement volumineux. L’inconvénient est que cette technique est très invasive, nécessite une hospitalisation de 3 jours environ avec des risques infectieux et hémorragiques non négligeables. Elle n’est proposée de taille importante et non accessible en urétéroscopie.
L’intégralité des procédés cités plus haut sont disponibles au sein du Groupe Urologie Paris Ouest. Lors de la discussion, le Dr Akakpo ou le Dr Gambachidze vous préciseront quel traitement est le plus adapté pour votre calcul.
Le médecin généraliste ou l’urgentiste peuvent faire le diagnostic. Cependant, dans tous les cas il est indispensable de consulter un chirurgien urologue afin de savoir s’il faut traiter ou non ce calcul et s’il existe des critères d’urgences.
Une fois que le calcul sera traité votre chirurgien urologue vous adressera alors vers un néphrologue pour essayer de comprendre les mécanismes de formation de votre calcul et éviter les récidives
Docteur AKAKPO
Docteur GAMBACHIDZE