La récidive d’un cancer de la vessie correspond à la réapparition d’une tumeur après un premier traitement, le plus souvent une résection transurétrale. Selon les cas, elle peut être superficielle ou infiltrante. Sa prise en charge repose sur une nouvelle chirurgie associée à un traitement intravésical, voire sur des traitements plus lourds comme la cystectomie, ou la chimiothérapie et l’immunothérapie dans les formes avancées.
Récidive du cancer de la vessie
Une récidive de cancer de la vessie correspond à la réapparition d’une tumeur quelques mois ou plusieurs années après un traitement initial, le plus souvent une résection transurétrale (RTUV).
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une tumeur non infiltrante du muscle vésical (TVNIM), c’est-à-dire limitée à la muqueuse ou à la sous-muqueuse.
La survenue d’une récidive est sous la dépendance de plusieurs facteurs : le grade tumoral (degré d’agressivité des cellules cancéreuses), le nombre de lésions initiales, la présence de carcinome in situ (forme plane et superficielle du cancer, souvent diffuse et à haut risque de récidive) et le bon suivi du traitement intravésical administré directement dans la vessie après la chirurgie.
Lorsqu’une récidive du cancer de la vessie est suspectée, une nouvelle cystoscopie (endoscopie) est systématiquement réalisée. Son but est d’explorer la paroi vésicale, de procéder à des prélèvements pour biopsie, et de confirmer ou non la nature tumorale des lésions.
Ce bilan est indispensable pour adapter la stratégie thérapeutique, notamment en déterminant si cette nouvelle tumeur est de forme superficielle ou infiltrante.
Traitement de la récidive du cancer de la vessie pour les formes non infiltrantes
En cas de forme non infiltrante, le traitement consiste à pratiquer une nouvelle résection transurétrale de la vessie, afin de retirer la tumeur et d’obtenir un diagnostic histologique précis, suivie d’un traitement intravésical.
Quand le risque est faible ou intermédiaire, ce dernier se base sur l’utilisation de produits chimiothérapeutiques. Pour les formes à haut risque, il repose sur l’immunothérapie intravésicale par BCG (bacille de Calmette-Guérin), administrée en plusieurs instillations hebdomadaires. En stimulant le système immunitaire, cette bactérie vivante mais atténuée, aide le corps à attaquer et détruire les cellules cancéreuses. En cas de récidive persistante malgré deux cycles complets de BCG, on parle alors de tumeur « BCG-réfractaire » et une cystectomie préventive peut être proposée pour éviter l’évolution vers une forme infiltrante.
Récidive du cancer de la vessie : options radicales et traitement des formes avancées
Lorsque la tumeur est infiltrante, qu’elle atteint le muscle vésical, le traitement de référence est la cystectomie totale. Ce geste consiste à retirer l’ensemble de la vessie, les tissus environnants et les ganglions pelviens. Une dérivation urinaire est ensuite réalisée : conduit iléal (technique de Bricker) ou néovessie, selon le profil du sujet.
Avant l’intervention, une chimiothérapie néoadjuvante peut parfois être prescrite par le chirurgien urologue afin de diminuer le volume tumoral et de traiter d’éventuelles micrométastases. Lorsque la chirurgie n’est pas envisageable (contre-indication médicale majeure ou comorbidités importantes) ou non souhaitée par le patient, la radio-chimiothérapie constitue une alternative conservatrice.
Enfin, dans les formes métastatiques ou non résécables, la prise en charge repose sur une chimiothérapie systémique, parfois associée à une immunothérapie. N’hésitez pas à poser vos questions à votre chirurgien lors de vos rendez-vous pré-chirurgicaux.







