Les douleurs après chirurgie d’un adénome de la prostate sont le plus souvent faibles à modérées et la prise d’antalgiques simples suffit à les contrôler. Ainsi, la période post-opératoire est davantage marquée par une gêne urinaire transitoire que par de la douleur proprement dite. L’intensité et la nature des symptômes ressentis varient selon la technique chirurgicale utilisée, qu’il s’agisse d’un geste endoscopique, d’un traitement laser, d’une chirurgie robotisée ou d’une approche mini-invasive comme la pose d’implants Urolift®. Quoi qu’il en soit, dans la grande majorité des cas, l’évolution au cours de la convalescence est rapidement favorable.
L’adénome de la prostate et sa prise en charge chirurgicale
L’adénome de la prostate est aussi appelé Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP). Cette affection concerne plus de 50% des sujets masculins au-delà de 60 ans. Elle se traduit par des besoins d’uriner urgents et fréquents (surtout la nuit), une impression de vidange incomplète et un jet faible.
La cause de l’HBP est une croissance anormale mais non cancéreuse des cellules prostatiques localisées autour de l’urètre. C’est la compression de ce dernier qui induit les symptômes énoncés plus haut.
Si la gêne au quotidien est importante, une chirurgie peut alors être proposée au patient. En la matière, il existe différentes approches.
La résection transurétrale de la prostate (RTUP, retrait des tissus excédentaires via l’urètre par voie endoscopique) a longtemps été la méthode de référence. Cependant, il existe aujourd’hui des alternatives : ITUP (incision transurétrale de la prostate), traitement laser, chirurgie robotisée par voie haute abdominale et pose d’implants Urolift® notamment.
Nature et intensité des douleurs après chirurgie de l’adénome de la prostate
Les douleurs après chirurgie de l’adénome de la prostate sont le plus souvent faibles à modérées, bien prises en charge par des antalgiques simples. Ainsi, les premiers temps de la convalescence sont plutôt marqués par une gêne transitoire dont les manifestations varient selon la technique chirurgicale qui a été utilisée.
Après un geste endoscopique (RTUP ou ITUP), les patients décrivent fréquemment des brûlures à la miction, une irritation urinaire ou une sensibilité périnéale passagère. Ces manifestations sont liées à l’inflammation locale induite par la chirurgie et tendent à s’atténuer progressivement au cours des jours suivants. Les traitements laser de l’HBP par vaporisation ou énucléation entraînent des douleurs comparables.
Pour sa part, l’adénomectomie robotisée peut induire des douleurs post-opératoires un peu plus marquées. Cependant, là encore, elles restent modérées et sont bien soulagées par les traitements antalgiques usuels.
Par ailleurs, les techniques mini-invasives, comme la pose d’implants Urolift® ou l’embolisation des artères prostatiques (occlusion ciblée des artères irriguant la prostate pour en réduire le volume) s’accompagnent d’un retentissement douloureux lui aussi faible.
Dans tous les cas, l’évolution est favorable et les douleurs post-opératoires diminuent nettement au fil de la convalescence.







