Dépistage du cancer de la prostate : quelles recommandations ?

par | 16 décembre 2025

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Prostate

Les recommandations de dépistage du cancer de la prostate visent principalement à détecter cette pathologie souvent silencieuse mais fréquente chez l’homme, afin d’augmenter les chances de guérison. Le suivi est généralement proposé dès 50 ans, voire dès 45 ans chez les sujets à risque. Il repose sur des examens simples comme le toucher rectal et le dosage du PSA.

 

Dépistage du cancer de la prostate : quand et pour qui ?

Le dépistage du cancer de la prostate s’adresse principalement aux hommes de plus de 50 ans, âge à partir duquel la fréquence de cette maladie augmente significativement. Cette pathologie est en effet le cancer masculin le plus fréquent après la cinquantaine et, plus tard, son taux d’incidence croît nettement : il touche environ 1 homme sur 8 après 65 ans.

Par ailleurs, certains sujets à risque devraient se faire dépister dès 45 ans. Il s’agit notamment de ceux présentant des antécédents familiaux chez un parent au premier degré (père, frère). De même, les hommes d’origine afro-antillaise devraient se conformer à ces recommandations de dépistage du cancer de la prostate. Statistiquement, cette catégorie de patients présente en effet une probabilité plus élevée de développer une forme agressive de la maladie.

Dans tous les cas, se faire dépister est une décision individuelle et éclairée. Cela signifie que le praticien doit informer son patient des avantages de la démarche (détection précoce, possibilité de traitement curatif, taux de survie élevé en cas de tumeur localisée) mais aussi de ses limites (sur-diagnostic, examens parfois inutiles, faux positifs).

Par ailleurs, il est important de souligner que lorsqu’un dépistage est engagé, cela s’inscrit dans une logique de suivi régulier, généralement un dosage annuel du PSA (antigène prostatique spécifique), parfois associé à un toucher rectal, en fonction des antécédents du sujet et des résultats précédents. L’identification précoce d’une variation significative du PSA ou d’une anomalie clinique peuvent alors justifier des examens complémentaires.

 

Intérêt du dépistage du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate évolue souvent lentement et ses symptômes peuvent rester silencieux pendant de longues années. Cela explique que certains diagnostics soient posés (trop) tardivement, ce qui rend les traitements plus complexes et diminue les chances de guérison.

À l’inverse, lorsqu’elle est détectée tôt, cette pathologie peut être traitée efficacement sur la base de prises en charge bien moins invasives que dans les cas avancés et avec un excellent pronostic. Ainsi, quand la tumeur est localisée, le taux de survie à 5 ans est quasiment de 100 %.

Pourtant, trop d’hommes ne suivent pas ces recommandations de dépistage du cancer de la prostate bien qu’il ne s’agisse que de pratiquer des examens simples et à une fréquence peu élevée.

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