Prostatectomie (ablation de la prostate) : ce qu’il faut savoir

par | 5 mars 2025

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Prostate

L’ablation de la prostate ou « prostatectomie totale » est généralement indiquée dans le cadre du traitement chirurgical d’un cancer. Le docteur Gambachidze la pratique de manière robot assistée, ce qui permet une taille réduite des incisions, un contrôle accru des gestes chirurgicaux et une cicatrisation rapide. Ce protocole contribue aussi à diminuer le risque infectieux, ainsi que l’intensité des douleurs post-opératoires et la durée d’hospitalisation.

 

Définition et indication de la prostatectomie

On appelle « prostatectomie totale » une intervention chirurgicale qui a pour objectif l’ablation complète de la prostate. Cette chirurgie est principalement indiquée dans le traitement curatif chirurgical du cancer de cette glande, chez les patients dont l’âge est inférieur à 75 ans, et chez qui la tumeur reste localisée à la prostate. L’ablation de la prostate peut parfois s’accompagner de celle des ganglions lymphatiques proches (« curage ganglionnaire pelvien »).

En théorie, l’intervention peut être pratiquée par voie ouverte, coelioscopique ou robot assistée. Pour tous les avantages qu’elle présente, cette dernière option est celle choisie par le docteur Gambachidze, en utilisant le robot Da Vinci®.

 

Déroulement et suites opératoires d’une prostatectomie radicale robot assistée

Environ 2 semaines avant l’intervention le patient va avoir une consultation avec une diététicienne, une psychologue et un kinésithérapeute. Cette consultation n’est pas obligatoire mais conseillé. Elle fait partie du parcours de réhabilitation précoce. Les études ont toutes montrés que réaliser ce parcours permettait au patient une récupération post opératoires du transit, des douleurs et de la continence significativement plus rapide.

Il est aussi indispensable de voir l’anesthésiste qui va vous endormir et de faire une analyse d’urine au moins 1 semaine avant l’intervention.

Vous arrivez le jour même de l’intervention à la clinique et après une préparation cutanée vous serez accompagné au bloc opératoire par une infirmière

Le principe du traitement est de retirer la prostate puis de réaliser une anastomose entre l’urètre et la vessie, pour restaurer la continuité urinaire et assurer une bonne continence. Ainsi, l’intervention inclut la mise en place d’une sonde vésicale qui permet la cicatrisation entre l’urètre et la vessie et est retirée en consultation 1 semaine après la chirurgie.

Pratiquement, celle-ci dure en moyenne 2 heures ½ et a lieu sous anesthésie générale. Le docteur Gambachidze la pratique de façon coelioscopique robot-assistée, ce qui constitue la méthode la plus évoluée technologiquement aujourd’hui. C’est le robot chirurgical Da Vinci® qui est utilisé pour cela.

Il se compose de quatre bras manipulateurs localisés au-dessus du patient. L’un d’eux porte une caméra endoscopique, et les autres des instruments chirurgicaux miniaturisés.

Après avoir insufflé un gaz dans le ventre pour le gonfler, les instruments sont introduits par des petits trous de 8mm. L’ensemble est dirigé à distance par le chirurgien qui, d’une console, peut guider ses gestes grâce à des joysticks et des écrans qui renvoient des images du site opératoire en 3 dimensions. La vision est multipliée par 30 par apport à l’œil humain et la précision est de l’ordre d’un demi-millimètre.

Cette technique est aujourd’hui devenue le protocole de référence pour réaliser les prostatectomies radicales, en particulier parce qu’elle ne demande que de minuscules incisions (moins d’un centimètre) et permet un contrôle exceptionnel des gestes chirurgicaux et une cicatrisation rapide, tout en diminuant le risque infectieux, les douleurs post-opératoires et la durée d’hospitalisation.

Une fois l’intervention réalisée, la durée d’hospitalisation est de 48 h environ.

Le patient repart à domicile avec sa sonde vésicale (après une éducation à la gestion de celle par une infirmière + kinésithérapeute du service), elle sera retirée au 7e jour en consultation. Le traitement post-opératoire se base sur la prise d’antalgiques et d’anticoagulants. L’arrêt de travail prescrit est en général de 4 semaines, délai après lequel le patient peut reprendre le sport et avoir des rapports sexuels.

Un PSA de contrôle est réalisé à 6 semaines et la rééducation périnéale si nécessaire peut commencer à ce moment-là.

 

Les complications potentielles d’une prostatectomie radicale robot assistée

La pratique d’une intervention robot-assistée diminue très significativement le risque de complications. Elles restent néanmoins possibles, comme pour tout acte chirurgical. En effet, la prostatectomie est une balance entre vouloir enlever toute la tumeur et conserver le maximum de sphincter et de nerfs pour assurer la continence et les érections.

Les complications incluent notamment des troubles temporaires de la fonction érectile, même si la chirurgie essaye de préserver au maximum les nerfs concernés, en fonction de l’étendue et de la localisation exacte de la tumeur. Ainsi, certains patients doivent parfois attendre un an ou davantage pour retrouver une activité sexuelle satisfaisante.

De même, une incontinence est rapportée chez 5 à 20% des sujets, induite par une faiblesse du sphincter urinaire et des lésions nerveuses. Elle est le plus souvent temporaire et dure de quelques semaines à un an. Tout comme pour les troubles de la fonction érectile, la rééducation périnéale entamée 1 mois après le traitement est essentielle pour la prévenir ou la prendre en charge.

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